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01/04/2010

Le retour de Janos Acs à Salerno. Orchestra Filarmonica Salernitana Giuseppe Verdi

Salerno. Théâtre Municipal Giuseppe Verdi. 01-I-2011. Johann Strauss (1825-1899) : Ouverture de la Chauve-souris op. 362 ; Perpetuum mobile op. 257 ; Valse de l’Empereur op. 437 ; Le beau Danube bleu. Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) : Valse des fleurs. George Gershwin (1898-1937) : Un Américain à Paris. Edward Elgar (1857-1934) : Pomp and Circumstance. Maurice Ravel (1875-1935) : Bolero. Orchestra Filarmonica Salernitana Giuseppe Verdi de Salerno, direction: Janos Acs.

Ce début d’année au Teatro Verdi a été caractérisé par deux événements : le retour du directeur hongrois Janos Acs à l’Orchestre salernitain où une foule de mélomanes en délire s’est mobilisée.

Si le programme se portait déjà garant de l’approbation populaire, la brillante exécution de l’orchestre a été sans doute la véritable raison de cet admirable succès. Saluant l’auditorium avec l’Hymne de Mameli, chant national de l’Italie, prélude aux célébrations officielles des 150 ans de l’unité du pays qui débuteront le 7 janvier, Acs a lancé l’orchestre dans des exécutions furieuses du classique viennois et « tubes » internationaux. Les tempi parfois trop frénétiques n’ont pas pénalisée l’interprétation générale autant élégante qu’envoûtante.

Une première grande ovation fut accueilli pour Un Américain à Paris où nous remarquerons l’absence du son des klaxons, du célesta échantillonné et une allure légèrement pressée. Les quelques imprécisions rythmiques du xylophone et le swing légèrement en arrière de la batterie sont complètement occultés par un excellent travail aux timbales tout au long de l’œuvre. Nello Salza (soliste de tous les films de Morricone) est sans doute le trompettiste le mieux placé pour swinguer dans ce répertoire. Après la Marche brillante de Sir Edward Elgar, le Bolero de Ravel enflamme le public. Les deux caisses claires placées devant la scène sont une ressource supplémentaire pour confirmer le spectacle. La rythmique est d’une précision exemplaire ; la palette de nuances du premier percussionniste Vincenzo D’Acunto est impressionnante, passant avec une simplicité extrême de ppp à fff. Egalement indéniable, le travail du trombone soliste et de l’orchestre qui, à travers la répétition obsessionnelle de la mélodie, entraîne le public dans une apothéose d’applaudissements.

Cette soirée de fête se termine avec l’effrénée Trish Trash Polka de Strauss qui sonne de toute sa fourgue et comme le veut la tradition nous avons eu en prime l’irrésistible Marche de Radetzky.

Crédit photographique: Janos Acs © Lillo Giovara

Francesca Guerrasio

Res Musica, 4/01/2011 - La Scène, Musique symphonique www.resmusica.com

 


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